mardi 11 novembre 2014

Abeille noire

Ce week-end nous avons fait le pont loin de Marseille, très loin même, dans les Cévennes... Seulement trois heures de route mais pourtant un autre monde où la nature, omniprésente, remplace le bruit des roues arrières de scooters... A Pont de Montvert était organisé la première Fête de l'abeille noire et des gastronomies traditionnelles et innovantes!... tout un programme.
J'y ai gouté un  des meilleurs miels de ma vie, y ai rencontré des gens assez formidables et y ai bu des vins tout à fait excellents (bu tranquillement à table). En ce qui concerne ces derniers nous commencerons par le vin de Gilbert Bishéri (détails) fait à partir d'un grand nombre de cépages rouges interdits dont les vignes recouvraient à l'origine les coteaux bien exposés des Cévennes. Le 2013 offre une robe assez dense, le nez est sur les fruits rouges confiturés type amaretti. En bouche il y a une belle acidité, des tannins fins, un milieu de bouche fruité et surtout une jolie finale qui s'allonge; bref voilà un superbe vin qui se comporte très bien à table! Notez qu'après deux heures de salon il n'y avait plus rien à vendre...
Pour accompagner mon assiette de charcuterie on me propose un verre du rouge concocté par Louis Julian, un vieux de la vieille des vins natures. Il est installé dans les environs d'Alès; je n'ai pas plus de détails mais je peux vous dire que mon verre était très bon, la densité d'un vin du Gard avec une très belle fraicheur. Notez que ce vin est vendu en cubi!
Finalement, dans la catégorie "vins trouvables" je vous conseille les vins issus de l'activité de négoce de Valentin Valles un jeune homme qui travaille avec Eric Pfifferling. Tout ce que j'ai gouté était bon mais mon choix s'est porté sur le rosé Lundi en vin de France et sur le rouge Rollier 2013. Deux vins caractérisés par leur tonicité et leur équilibre malgré leur caractère sudiste. Une fois de plus deux vins dont je confirme les qualités à table.
Sinon j'ai enfin rencontré Eric Pfifferling, mais là c'est plutôt histoire humaine, car il n'est plus vraiment nécessaire de présenter les vins du maestro...
 

dimanche 2 novembre 2014

Echec et mat chez Alonso

Ce vendredi soir nous débarquons à plus de dix chez Les Alonso à Aureilles. Comme d'habitude nous sommes chaleureusement accueillis par Josette et Gérard qui nous ont concocté un très beau menu de saison. Pour l'apéro on boit un magnum de La Bohème 2011 de Marc Pesnot. Le vin est frais et bien fruité avec du gaz qui dynamise l'ensemble; une belle entrée en matière.

Pour les deux premières entrées (thon, choux et caviar puis saint jacques et truffes d'été) on choisit Orégane 2011 de Ganevat. Un très beau vin, assez fin, bien ouvert sans note boisée qui s'accorde très bien avec nos assiettes. Pour accompagner les gnocchis au bouillon de truffe blanche on ouvre un Mâcon Chaintré 2009 de Valette. Le vin issu de raisins extrêmement riches offre des notes de fruits confits. La bouche reste ultra fraiche avec une finale bien tendue par ce que je ressens comme étant des tannins.

Avec le lièvre à la royale le magnum de Morgon VV 2010 de Thevenet fait des étincelles. Le vin est très ouvert, un peu décadent avec ses notes de fleurs fanées, de fruits confiturés. La bouche est délicate, gourmande avec une jolie finale bien fruitée. Il fallait ce fruit je pense pour accompagner le lièvre qui était extrêmement puissant.

Avec le plateau de fromages concocté par Josette nous finirons le Morgon mais pour certains fromages un blanc s'imposait. Nous ouvrons un Chardonnay 2011 d'Overnoy-Houillon. Le vin est cristallin, plein de fraicheur, d'une belle longueur. Il est déjà bon mais gagnera clairement à être attendu quelques années pour gagner en caractère.

Pour conclure voilà encore un moment d'exception passé dans cette belle maison; merci!!

mercredi 29 octobre 2014

Sept sur Sept

Repas entre fines gueules passionnées de vin à la maison à l'occasion d'un anniversaire: sept bouteilles pour sept mangeurs. On commence l'apéro avec deux champagnes. Le Fallet-Prévostat propose un beau nez au caractère oxydatif lui donnant une forme de complexité. La bouche est assez puissante, sapide et tonique. Le second champagne, Les Rachais 2007 de Francis Boulard, offre un profil plus moderne et en même temps très délicat. Le nez encore un peu lactique est celui d'un vin jeune mais il est très fin avec à mon avis plus de complexité que le précédent. La bouche est caressante, aérienne avec un très bel équilibre. J'ai beaucoup aimé. Ayant prévu un apéro méditerranéen avec entre autre de l'anchoïade s'accordant mal au champagne, je sors une bouteille de Canta Manãna 2012 de Castex. Le vin ne fait pas l'unanimité certains le trouvant trop rond, d'autres avec un gout de pomme. Moi je le trouve comme d'habitude, c'est à dire parfait dans son style avec un nez fleuri et une bouche fraiche et pleine d'énergie.

On passe à table avec comme plat unique une tourte de faisan, des légumes d'automne et la cuisse cuite en pot-au-feu (pas assez cuite d'ailleurs car elle reste encore un peu ferme). On commence avec le Chinon Les Roches 1989 de Lenoir. Comme la dernière fois le nez est dominé par la réduction faisant penser au goût de bouchon. Malheureusement, malgré un passage de 2h en carafe, cela ne partira pas. Néanmoins la bouche est fine, longue, pleine de jeunesse et de fruits. J'aime beaucoup. Je sers ensuite le Nuits St George 1er Cru VV 2010 de Prieuré Roch. Le vin est magnifique en associant la fraicheur avec de superbes notes mentholées, la puissance avec une densité tannique importante et la finesse aboutissant à un ensemble parfaitement harmonieux. J'ai beaucoup aimé même si j'attendais une aromatique encore plus captivante. Histoire de faire une transition avant le fromage on finit les rouges avec un Ploussard 2011 d'Houillon. J'aime la liberté qu'il y a dans ce vin tellement évident et gourmand. Malgré toutes ses qualités le passage après le Nuits St George n'est pas évident.

Avec le plateau de fromages de chèvre on ouvre un Chablis Blanchot 2003 de Raveneau. On est indiscutablement face à un vin totalement abouti offrant un grand nez complexe et une bouche pleine et profonde. Difficile d'y déceler la canicule de 2003 qui s'exprime peut-être à travers une largeur peu commune pour l'appellation.

Ce soir les deux bourgognes auront écrasé de toutes leurs classes la concurrence!

 Légumes et fruits d'automne nous régalent quotidiennement.

Les sept cartouches

lundi 6 octobre 2014

Bouillabaisse pour bobos

A l'origine la bouillabaisse est un plat fait dans les familles de pêcheurs pour passer les petits poissons ou les poissons abimés difficile à vendre. On en fait un bouillon dans lequel on fait finalement cuire des pommes de terre et s'il y en a des poissons entiers de plus belle taille.

Samedi sur le marché aux poissons du Vieux Port il y avait des rascasses des profondeurs (avec de très grands yeux) ultra fraiches. Ces poissons ayant une allure un peu singulières, les clients ne se jette pas dessus et les prix sont plutôt bas. Arrivé à la maison je lève les filets puis je fais le fameux bouillon avec les têtes (très grosses!) et les arrêtes (plus tomate, vin blanc, ail, oignon, fenouil et aneth en graines, feuille de laurier). Au bout d'une heure j'y fais cuire un bulbe de fenouil taillé en tranches assez fines. Une fois le fenouil cuit je le remplace par les filets de rascasse qui cuisent en moins de 5 minutes.

Le choix du fenouil plutôt que celui des pommes de terre sera sans doute durement jugé par les traditionalistes, mais pas autant que celui de lever le filets. Alors que je suis plutôt un adepte de la cuisson sur arrêtes, je pense que pour le court-bouillon les filets sont mieux adaptés. La cuisson est plus homogène et surtout beaucoup plus rapide et facile à contrôler.

Afin d'être cohérent dans ma démarche moderniste bobo de ce plat nous l'avons mangé accompagné d'un rosé sans soufre; le fameux et au combien recommandable Canta Manãma 2013 d'Alain Castex.

mardi 16 septembre 2014

Encore un Ducroux qui envoie

Après le Régnier 2012 commenté ici même il y a quelques semaines, voilà venu le tour du 2013 ou plutôt  celui de la cuvée Exspectatia. Il s'agit d'un vin de France non millésimé puisque Christian Ducroux a décidé de ne pas présenter ce vin à l'agrément. Pourtant voilà un superbe gamay sur granit rose, plein de finesse et de gourmandise alliant avec tacte arômes fruités, floraux et végétaux. Le nez est enchanteur alors que la bouche est sapide et fraîche. Bref une fois encore j'adore!

mercredi 10 septembre 2014

Enfin un bourgogne classique que j'ai aimé

Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas fait plaisir avec un pinot noir de la Côte de Nuit. En dehors de trop rares et chers Prieuré Roch, ces vins me semblent souvent boisés au fruit fané. Cela est d'autant plus rageant que  j'en attends au contraire fraicheur, fruit et finesse. Mais ce Chambolle Musigny 2006 de Ghislaine Barthod est un rayon de soleil dans ce paysage si morose. Le nez pinote allègrement sans note boisée (en tout cas c'est intégré). La bouche est plutôt légère peu extraite mais sans faiblesse et d'un bel équilibre. C'est assez gourmand sans être large. La finale est belle sans toutefois avoir la tonicité d'un (bon) vin élevé sans soufre. J'ai des premiers crus en cave que je suis impatient de gouter...

Ghislaine Barthod dans sa cave à Chambolle Musigny; image trouvée ici

dimanche 7 septembre 2014

Y a pas à dire, Allemand c'est bon!

Déjeuner avec un ami qui nous aura régalé avec une superbe bouteille du Cornas "Reynard" 2008 de Thierry Allemand. Quand on va chez Allemand on fait des gros chèques, c'est certain! Mais en même temps quand ensuite on ouvre les bouteilles, et ben y a pas grand chose à dire... C'est vraiment très bon alliant puissance et finesse, gourmandise et rusticité. On est face à un vin profond qui se boit aussi vite qu'un vin de soif.

vendredi 5 septembre 2014

Un rosé au Rouge Guinguette

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas mangé à Joucques. Pourtant la terrasse y est fort agréable et la cuisine toujours aussi alléchante. La carte des vins aussi continue à nous satisfaire. En l’occurrence pour accompagner un repas estival mêlant poisson et viande crue je choisi un "Chemin de la Brune" d'Eric Pfifferling. Un rosé à bulles (très discrètes) fort agréable qui cache bien sa puissante constitution derrière des arômes subtiles.

Un apéro qui tourne bien...

Passage à Si Belle la Vigne (caviste sur le cours Julien à Marseille) histoire de papoter autour d'un verre avant d'aller manger dans un resto du quartier, nous ressortons plus de 2h et 3 superbes bouteilles plus tard... Merci à Laurent et Sabine pour ce moment passé ensemble.

samedi 30 août 2014

Deux grands classiques du classique

En matière de vin il y a plusieurs monde qui se côtoient. Quand on boit des vins natures, les vins qui ne le sont pas sont qualifiés de classiques. Ensuite, évidemment le monde des classiques est immense. Il y a les grands bordeaux que plus personne ne boit, les grands bourgognes dont tout le monde rêves et le grands vins classiques encore accessibles que les amateurs avertis se réservent.
Typiquement en Bourgogne le domaine Dauvissat à Chablis est dans cette catégorie. C'est parmi ce qui se fait de mieux, cela se trouve et reste accessible au niveau tarifaire. En Rhône Sud Rayas est plus cher mais c'est le prix du mythe.
Recevant des amis amateurs de vins et sensibles aux belles étiquettes j'ai ouvert un Forest 2004 de Dauvissat et un Rayas rouge 2004. Le chablis était vraiment très bon sur des notes très fines avec une belle énergie en bouche. Le Chateauneuf du Pape m'a semblé un peu lourd aromatiquement, un peu trop sur le pruneau. En revanche rien à dire sur l'équilibre et la texture ultra délicate qui caresse la bouche. Néanmoins ce vin manquait de punch de vitalité.
Certaines de mes bouteilles de Rayas perdent leur étiquette. Etant alors invendables on les boit sans trop se prendre la tête...

L'Ubac de Fhal

La cuvée l'Ubac de Fhal est une sélection parcellaire. Cette parcelle orientée plein nord avec une forte pente demande un travail de titan; Cyril y passe donc beaucoup de temps et d'énergie. Il en ressort un vin d'exception auquel le cépage majoritaire, le cinsault, donne beaucoup de finesse. La rareté du vin et le travail qu'il exige font que la bouteille est chère.
J'ai eu envie de gouter le 2011, seul millesime que j'ai en cave. Le vin est bien ouvert dés l'ouverture mais exprime un caractère franchement sudiste avec des arômes un peu confits. Il y a néanmoins beaucoup de finesse dans la structure du vin même si l'alcool ressort en finale. Je décide alors de laisser 24h au vin. Le lendemain le caractère confit s'est largement calmé  pour laissé la place à des notes plus distinguées de zan et de fruits frais. La bouche s'est également allongée mais l'équilibre se fait encore un peu sur l'alcool. Par curiosité je laisse un fond de bouteille pour voir l'évolution sur trois jours. La fraicheur domine enfin l'equilibre alors que la sensation d'alcool a disparue. La structure est elle toujours aussi distinguée. L'aromatique s'est dégradée suite à la longue aération mais il n'y a aucune touche d'oxydation ni de déviances en finale. En conclusion un grand vin qu'il est clairement sage de laisser au repos.

mardi 12 août 2014

Ducroux, Régnié 2012

J'avais déjà bu ce vin sans être tout à fait convaincu car ce dernier manquait de stabilité. Sur cette dernière bouteille la mise en place semble atteinte. Le vin est magnifique de finesse avec des arômes de petits fruits rouges, une pointe végétale. La bouche est légère, très vivante d'un équilibre souverain alliant gourmandise et une fraîcheur très salivante. Un vin que j'ai adoré...

mercredi 6 août 2014

Resto matin, midi et soir...

Cet été nous avons passé une grosse semaine à l'hôtel en France ce qui signifie que nous avons fait presque tous nos repas au restaurant (peu de pique nique à cause du temps). En dehors des quelques belles adresses citées dans ce blog, nous avons mangé dans des établissements corrects assez communs. La conséquence de ce traitement sur notre système digestif a été suffisamment difficile pour que nous nous demandions ce que l'on nous avait fait mangé. Que font les cuisiniers professionnels pour que leurs plats soient si difficiles à digérer? Nous étions heureux de rentrer chez nous pour enfin pouvoir nous nourrir correctement (je ne parle même pas des vins...).

dimanche 3 août 2014

Chez Camillou à Aumont-Aubrac

Pour notre dernier soir dans l'Aubrac nous voulions nous faire plaisir. Après un dîner plutôt réussi dans la brasserie de Cyril Attrazic nous avions envie d'aller plus loin en dînant au restaurant, une étoile au Michelin. Le menu à 47€ offre un rapport qualité-prix assez incroyable! Il y a un travail de fou dans l'assiette. La technique est maîtrisée et l'imagination en action. Le chef encore jeune n'en est qu'au début d'une carrière qui sera à n'en pas douter exceptionnelle. Notez que durant ce repas j'ai mangé, moi le méditerranéen, un des meilleurs poissons de ma vie: un filet d'omble chevalier merveilleusement bien cuit. Avec un Chablis 2012 de Thomas Pico (38€) ce fut parfait. Notez également des desserts bluffants.
Nos entrées: oeuf cuit à basse température et terrine de foie gras.

jeudi 31 juillet 2014

"Goûts et Couleurs" à Rodez

De passage à Rodez pour visiter le nouveau musée Soulages, nous en profitons pour découvrir les charmes culinaires de cette ville en mangeant dans ce restaurant gastronomique. Une bien belle adresse où l'imagination est mise au service de l'œil mais surtout des papilles. Le rapport qualité-prix me semble tout à fait correct. A propos du vin nous avons bu un Poulsard 2001 de Puffeney pour 36€. Pour un arbois ce n'est pas donné mais pour un bon vin sur cette belle table c'est plutôt un bon plan.
La version comestible du couteau de Laguiole.
Un plat de calamar inspiré par l'œuvre de Soulages.

lundi 28 juillet 2014

Auberge en Aubrac

En tant que citadin, lorsque je vais à la campagne ou en montagne, j'ai des envies de petites auberges authentiques en bord de route où l'on peut manger des plats simples à base de produits du coin. Inutile de dire que si l'on y va au hasard on tombe généralement sur un immonde bouiboui.
Il y a 4 ans, au hasard justement, nous avions mangé à l'auberge de la Tourre à Marchastel en plein milieu du plateau de l'Aubrac en Lozère. Cela m'avait suffisamment plu pour me donner envie d'y retourner à l'occasion. En l'occurrence nous y sommes retournés aujourd'hui. Et bien, nous n'avons pas été déçus. Que des super produits, un service très sympa et attentionné, un rapport qualité-prix hors du commun, une salle aux murs de pierres et poutres pleine de charme. Bref une vraie et belle adresse que cette auberge tenue par un couple motivé qui ouvre toute l'année (généralement un bon signe).
Le seul détail négatif est qu'on ne peut pas encore y boire de vins natures. Néanmoins un côte d'Auvergne à base de gamay et pinot était fort agréable.

samedi 26 juillet 2014

Gouleyant mais pas uniquement

Alors que certains ne voient dans ce type de bouteilles qu'un simple vin facile, car ils n'y retrouvent pas les "signes extérieurs" de vins chers, moi je bois un vin d'une grande classe avec ce "J'en Veux" 2012 de Ganevat. C'est en effet facile, voire même ultra gouleyant, mais en même temps il y a de la tenue, de la longueur et des arômes subtiles. Malgré sa légèreté le vin accompagne très bien une simple entrecôte.

samedi 19 juillet 2014

Le juste prix

Avant, lorsque je cuisinais des crustacés comme par exemple les superbes langoustines de méditerranée que j'ai trouvées ce matin à La Boîte à Sardine, c'était l'occasion d'ouvrir une bouteille rare comme un Chablis de 15 ans d'âge de chez Raveneau. Maintenant je me contente d'ouvrir un vin pas cher et facile à trouver comme par exemple ce superbe Folle Blanche 2012 de Marc Pesnot; et franchement je me régale. Ça c'est la magie des vins natures: avec une bouteille à 11€ il est tout à fait possible de se régaler autant qu'avec un grand cru. Un autre exemple de ceci la semaine dernière. Avec une côte de veau corse j'avais envie d'un rouge élégant style pinot de Bourgogne. J'ouvre un Chambolle 2010 de Pacalet qui s'avère décevant. Ne voulant pas en rester là (si j'ai la cave pleine ce n'est pas pour m'emmerder à table!) j'ouvre le Fleurie Chavot 2012 de Balagny. Et bien vous me croirez ou pas, mais le Fleurie nous est apparu d'autant plus magnifique que le Chambolle était lourd et fatiguant. Quand je pense à tout l'argent que j'ai bêtement dépensé en achetant toutes ces grandes bouteilles en croyant qu'un jour j'atteindrai le nivarna; le marketing des soi-disant grands vins est drôlement efficace. À quand les crus du Beaujolais reconnus par l'UNESCO?

lundi 14 juillet 2014

Je suis toutjours là!

Cela fait longtemps que je n'ai rien écrit sur mon blog! Je ne me suis pourtant pas arrêté ni de boire  ni de manger. Mais en revanche cela fait un petit moment que je n'ai rien bu de nouveau qui me donne envie de vous en parler. En fait je ne fait que confirmer ce que je vous ai déjà dit: France Gonzalvez et Julie Balagny sont les championnes du Beaujolais. Les vins du Jura de Kagami sont lumineux. Sinon toujours mes grands classiques que sont Pfiferling avec en particulier la Véjade 2012 magnifique, tous les 2012 de Souhaut, le rosé Canta Manana de Castex dont je ne peux me lasser, les Chardonnay d'Houillon qui vieillissent tellement bien tout comme le chenin 2010 d'Hérédia...

Alors évidemment, tout ces vins sont dans ma cave mais voilà deux restaurants dans lesquels ils est possible d'en boire certains et beaucoup d'autres:

Le Pied de Nez au Castelet dans le Var avec une belle cuisine reposant sur des produits d'exception et des vins natures de qualité. En plus la vue est belle et le service fort agréable. Une addition mesurée laisse envie de laisser un bon pourboire!

A Arbois, même si la terrasse est moins sympa, la carte de la Balance Mets et Vins est fort alléchante et l'on n'est pas déçu par l'assiette! En plus la carte des vins est magnifique; tous les meilleurs du Jura y sont présents (ou presque). Le service est également super sympa et charmant...


dimanche 8 juin 2014

Un vin finalement très japonais

Etant à Paris à l'occasion d'un rendez-vous professionnel, dans les environs de Dendert Rochereau, j'en profite pour visiter la Cave des Papilles que je ne connaissais pas. Voilà un bien bel endroit dédié aux vins naturels. J'y ai trouvé en particulier une très belle sélection de vins du Jura et cela fût l'occasion de gouter un vin fait par un vigneron dont on m'avait dit le plus grand bien. Kejiro Kagami est un japonais installé dans le sud du Jura, à proximité de chez JF Ganevat, à Grusse. Il n'est pas né de la dernière pluie car avant de se lancer avec le Domaine des Miroirs, il avait travaillé avec Thierry Allemand et Bruno Schueller. Pour accompagner du poisson fumé le caviste me conseille la cuvée "Sonorité du vent" 2011, 100% chardonnay. Rapidement après l'ouverture les odeurs soufrées désagréables disparaissent pour laisser place à de subtiles notes florales et fumées. La bouche peut sembler dans un premier temps légère car elle ne développe rien ne pouvant apparaître comme étant lourd. Néanmoins on ne tarde pas à se rendre compte que le vin est d'une superbe longueur. La bouche a la même fraicheur que celle de l'eau de roche ce qui n'exclut un léger gras. Un vin magnifique, de grande classe qui l'air de rien, impressionne; à la japonaise quoi...

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