vendredi 10 mai 2013

U Stiliccionu et calamar

Ce soir calamar farci aux artichauts, riz rouge de Camargue et zestes de citrons confits. Le calamar est cuit entier à la plancha. J'ouvre un blanc d'Arena mais il me reste un petit tiers de rouge: Kalisté 2009 de Sébastien Poly ouvert la veille. Au final le blanc est à peine entamé et je me suis régalé du rouge plus acide, plus tendu, plus élégant qui forma un très bon accord avec le plat. Le blanc sera peut-être meilleur demain...

mercredi 8 mai 2013

Un "grand" vin du Roussillon

Le Clos du Rouge Gorge version Vieilles Vignes 2008. Cyril m'a vendu cette bouteille en me disant qu'elle était à maturité; c'était donc enfin l'occasion de goûter un de ses vins à son optimum. En fait je pense que ce vin doit encore être attendu, mais une longue aération lui permet déjà d'atteindre un niveau de finesse et de plaisir particulièrement élevé. Ce vin s'est parfaitement accordé à un ragoût d'agneau mais surtout à des rognons simplement revenus dans le beurre et déglacés au vin blanc. L'aromatique oriente clairement vers un vin méridional mêlant très subtilement la cerise, le zan, la garrigue. Si à l'ouverture les tanins très denses marquent un peu, la bouche s'équilibre, s'affine et s'allonge avec l'air. La finale est particulièrement longue sur les arômes du nez. Quand on pense que ce vin n'a jamais vu de soufre, sa précision ne laisse guère de doute sur le travail de forçat du vigneron.

Magnon, ça démarre fort!

La Démarrante 2011: un joli vin sur le fruit, beaucoup de fraîcheur, tonique, très gourmand sans lourdeur, une réussite majeure!! Pas une grande personnalité, mais pour 12,5€ faut pas non plus demander la Lune.

vendredi 3 mai 2013

Un Prieuré Roch pour mon anniversaire

L'an dernier, nous étions au Cellar de Can Rocca; mais c'était pour mes 40 ans. Alors cette année on reste presque raisonnable en restant à la maison. Mais tout de même, on se fait plaisir. Pour accompagner une belle côté de veau (corse et bio) j'ouvre le Clos des Corvées 2000 de Prieuré Roch. Le vin s'ouvre tranquillement en bouteille durant deux heures avant le repas. Le nez, s'il n'est pas d'une grande intensité, est complexe, sensuel, extrêmement bourguignon sur des notes de cerises, de zeste d'orange, de poivre, de rose... La bouche est encore jeune, ferme, assez tannique mais bien que pas très acide, d'un très grand équilibre. Mais c'est réellement à table que ce vin prend toute sa dimension avec un milieu de bouche gourmand, très hédoniste, mais surtout une finale grandiose sur les arômes du nez avec le poivre en exergue.
Le seul bémol vient de la fin de la bouteille un peu gâchée par le dépôt très important qui pollue le vin d'arômes peu nobles. Il faut absolument redresser la bouteille la veille et carafer délicatement avant service. Opération à effectuer sur tous ces vins non filtrés d'un certain âge (même les jeunes d'ailleurs).



mercredi 1 mai 2013

Vin rouge et poisson

Il est de coutume, et souvent même de bon goût, d'accompagner un plat de poisson d'un vin blanc. Il existe pourtant des exceptions à cette règle. À midi par exemple, pour accompagner un plat de pâtes avec tomates, câpres, ails frais, échalotes fraîches (c'est le printemps!!) et morceaux de bonites passés au grill, j'ai ouvert un Verre des Poètes 2011 d'Hérédia (vin de la Loire à base de Pineau d'Aunis). De toutes les façons, sur ce plat, je n'envisageais pas de blanc qui aurait eu de mal avec la tomate. En plus la bonite, dont le chaire est proche de celle du thon, a une texture serrée qui supporte bien les tanins du vin. En l'occurrence, cet accord fut réussi et profita particulièrement au vin qui en ressorti plus fruité et élégant (très belle bouteille au demeurant qui tout de même commence peut-être à se refermer...).

dimanche 28 avril 2013

Dimanche pluvieux, dimanche heureux...

Nous avions réservé, alors malgré le temps pourri, nous avons pris la route pour aller en Camargue, entre les Salins de Giraud et Arles, au restaurant la Chassagnette. Quelle belle adresse!! Une maison associant avec élégance le rustique au classique, l'ancien au moderne où les herbes et les légumes viennent du potager. Nous avons pris le menu dégustation avec 7 plats; tout était très bon à vraiment superbe. Les légumes sont divinement cuisinés tout comme la bonite et le calamar avec des citrons confits et des olives associant l'acidité et l'amertume tout en finesse. Seul l'agneau fût un ton en-dessous. Pour les vins, le sommelier a rapidement compris nos attentes; nous lui avons donc fait confiance sur des vins servis au verre. Émile Hérédia a fait un malbec argentin que je ne peux que conseiller; avec le calamar, son équilibre frais, floral et presque citronné a fait merveille. Autre très très belle découverte: l'Espontaneo de Ludovic Engelvin. Un rosé plutôt blanc de grenache noir en vin de pays du Gard. Une fraîcheur diabolique, aromatique san excès, un accord parfait avec la bonite grillée! Sinon le Châteauneuf du Pape rouge 2006 de Pierre André, malgré de belles qualités, a un peu écrasé l'agneau alors que la Griffe (un côte de Rhône) du domaine Villeneuve l'a mieux respecté. Le limoux de Gilles Azam a fait un bon apéro.
Suite à ce magnifique repas nous sommes allés admirer les œuvres de Rodin et sa collection d'oeuvres antiques au musée d'Arles; magnifique!! C'est en plus l'occasion de revoir la collection permanente qui est superbe, pour ne pas dire totalement exceptionnelle.





samedi 27 avril 2013

Sushi, vin et politique

Une invitation chez Nadine et Rémy est généralement annonciatrice de bonne soirée reposant sur le cocktail bonne bouffe, bons vins et discussion animée. Ce repas sur le thème des sushi ne nous aura pas déçu! En ce qui concerne le vin, sujet de ce blog, nous avons commencé avec un Bourgogne rouge 2005 de Coche-Dury. Servi à l'aveugle je reconnais le cépage et la région sans difficulté. En revanche je pense plutôt à un gevrey village sans pouvoir me prononcer sur le millésime. J'ai trouvé le vin bon, très bien fait avec un joli fond et de l'élégance, mais le boisé omniprésent me dérange autant au nez qu'en bouche et réduit pas mal mon plaisir.
On passe ensuite à la grosse quille: Forest 88 de Dauvissat en magnum!! Bon là, franchement, j'ai trouvé ça très très bon! Pas ultime comme l'avait été un Clos 95 bu dans la même maison il y a quelques mois, mais la complexité liée à la finesse avec encore du tonus rendant le vin gourmand, le place dans la catégorie des vins d'exception.
Suite à cela une discussion politique endiablée conclut une soirée réussie!!!

mercredi 17 avril 2013

Le plus grand terroir de blanc... au monde?

Décidément, lorsque l'on a la chance d'avoir des Chablis de belles origines et ayant un peu d'âge en cave, on a parmi ce qui se fait de mieux en matière de blanc sec en France et sans doute dans le monde (et je suis sérieux!). On a là des vins qui à leur meilleur offrent une fraîcheur ultime, une grande complexité et une belle longueur. Mais il n'y a pas de mystère, il faut attendre. Ce soir nous avons bu une Montée de Tonnerre 2002 du domaine Raveneau. Si ce vin aurait sans doute gagné à être attendu (cf le 95 bu au jour de l'an) il n'en reste pas moins ici une bouteille qui disparaît à la vitesses du son. Rien de lourd, rien de léger, une superbe finale, un super compagnon de table. Ce n'est pas un vin jouissif, il est plutôt dans la catégorie de ceux qui nous accompagne, qui ne monopolise pas l'attention, mais qui en même temps nous marque...

samedi 13 avril 2013

7 bouchons pour 3 soiffards...

Bon, disons le tout net, même si sur ces 7 bouchons il y en a 1 qui avait donné son goût au vin (il s'agit de "la reine" de Julien Labet), nous étions un peu "fatigué" en fin de soirée! Mais bon, cela fera de très bons souvenirs. On commence avec le Métis 2010 de Labet: un vin de fruit, de délicatesse, avec de la personnalité, pour hédonistes. Suit "Préty" d'Alexandre Jouveaux, un peu simple aromatiquement sur la crème brûlée mais avec une bouche fraîche et assez fine. Le blanc de Cyril Fhal est resté un peu en retrait, un peu timide tout en offrant un parfait équilibre et beaucoup de fraîcheur. Le Nuits 1er Cru Vieilles Vignes 2008 de Prieuré Roch met tout le monde d'accord: le nez est envoûtant, ultra sensuel; il signe un grand vin! La bouche n'est pas tout à fait au niveau de ce nez grandiose, mais tout de même, qu'est-ce que c'est bon!! Le Clos Saint Dénis 2004 du domaine Arlaud ne démérite pas derrière, mais ce n'est pas facile. Servi seul ce vin aurait été bien mieux perçu et son statut de grand cru ne fait pas de doute. Comme on est des soiffards, à l'heure ou les gens raisonnables boivent le café ou mieux encore la verveine, nous on cherche ce qui pourrait passer après cela; et le Ploussard 2009 d'Overnoy est désigné. Rien à dire, le vin nous permets de finir sur une dernière note réjouissante.

mercredi 10 avril 2013

La Carioca m'apprend l'humilité


Je dois bien le reconnaître, après notre passage chez Julien Balagny au mois d'octobre, deux expériences avec son 2011 m'avaient laissé sceptique. Ca goutait pas top, avec des notes un peu fortes de sueur, de macération... Mais là on m'avait certifié que ça goutait super... donc je tente. Quelle claque!! C'est vraiment excellent, une alliance rare entre richesse et évidence. Le genre de bouteille qui se trouve déjà bien entamée avant même de passer à table.