mardi 26 février 2013

Il ferait pas un peu le malin... lui?

François Ganevat, dit Fanfan pour ses amis, est un bienfaiteur du Jura. En effet, il y a quelques années, cette région était surtout connue pour ses vins de voile, vins de grande qualité mais suffisamment originaux pour rester des vins de niche. Depuis nous avons découvert ses vins ouillés issus de savagnin mais également de chardonnay. Des vins beaucoup plus abordables du point de vue gustatif. Et dans cette démarche Ganevat a clairement un rôle moteur. En effet après un passage en Bourgogne, sans doute s'est-il rendu compte qu'avec les terroirs dont il disposait à Rotalier (sud du Jura, même pas sur les coteaux les plus prestigieux de la région) il aurait la possibilité de faire aussi bien, voir mieux que la plupart des bourguignons. Et le Chalasse VV 2008 que je viens de boire semble confirmer que ce pari est gagné.
Le nez est bien ouvert, très puissant, plutôt complexe et pur. La bouche est tendue par une forte acidité, la matière est imposante, la finale est longue. Rien à dire, le vin en impose et aucune notes d'élevage n'a attirées mon attention. Cette bouteille est je pense capable d'humilier 95% de chardonnays bourguignons. Néanmoins, je trouve que cela ressemble plus à une démonstration qu'à une recherche de justesse. Je m'explique: dans cette démarche le vigneron montre clairement qu'avec une viticulture propre, des rendements réduits, beaucoup d'attention à la vigne et la cave, un terroir moins coté que d'autres peut donner des grands vins. Mais le mieux n'est-il pas l'ennemi du bien: par exemple des rendements plus importants ne donneraient-ils pas des vins plus fins, plus équilibrés, plus frais? En effet, en pure dégustation ce vin en impose, mais à table je le trouve un peu too much; la bouteille ne descend pas si vite que cela.
Si je me permets d'écrire cela c'est que ce sentiment repose sur un certains nombres de bouteilles. Notez, qu'avec ses rouges, je n'ai en rien la même pensée!


dimanche 24 février 2013

Le Latium? C'est où ça? Dans la Loire?...

Encore un vin italien, et encore un bon vin. Avec cette cuvée Rosso 2006 du domaine Le Coste on est clairement avec un vigneron engagé dans le vin sans soufre. D'ailleurs à l'ouverture cet aspect des choses domine le reste: nez réduit sur des senteurs animales. Ensuite, après un bon coup de carafe, le vin s'ouvre sur des notes fruitées (rouges), d'encre, de mine de crayon. La bouche est fraîche, avec une belle acidité et néanmoins très gourmande. Le côté encre de Chine et cette acidité m'aurait peut-être, à l'aveugle, fait partir sur un cabernet de Loire. Quoi qu'il en soit, voilà un beau vin plein de caractère mais qu'il faudra réserver aux amateurs de vins non protégés.


Arena à l'Aromat (Marseille)

Le chef du restaurant l'Aromat offre des plats alliants l'originalité, la finesse et la gourmandise. De plus c'est clairement une cuisine d'inspiration méditerranéenne. Par ailleurs la carte des vins permet, contrairement à l'immense majorité des restaurants marseillais, de boire du vin... En l'occurrence toutes les cuvées du domaine Arena sont disponibles sur plusieurs millésimes. Cuisine méditerranéenne, vins corses, voilà une soirée qui s'annonce bien. Nous choisissons des plats de poissons et un Haut de Carco (blanc de vermentino) 2008. Le vin est très bon, à point, assez complexes. La bouche bien que riche offre beaucoup de fraîcheur et de tension. Cela accompagne très bien le repas, que ce soit en finesse ou en puissance.


dimanche 17 février 2013

Limoux: Chablis du sud...

Limoux 2007 du domaine Mouscaillo: robe très pâle. Nez expressif sur des notes végétales (fougères, verveine, thé vert). En bouche le vin montre une belle rondeur, c'est gourmand mais c'est parfaitement équilibré une acidité très bien intégrée. La finale se tient bien avec une bonne minéralité. Payé 13€ chez un caviste, c'est une très belle affaire! Surtout qu'à table cela est très polyvalent.


vendredi 15 février 2013

À vos ordres, ma Capitaine

La Capitaine 2010 du domaine de la Pinte: Un vin rouge du Jura, issu de pinot, de trousseau et de poulsard, les trois cépages rouges de la région. C'est fruité (groseilles, framboise) un peu végétal (ronce, rafle) mais c'est très agréable. La bouche est gourmande, légère, salivante, pas si courte que cela. Pour 9€, on en a largement pour son argent. Qu'elle belle région!!



mercredi 13 février 2013

Bourgogne: plaisirs et frustrations...

La Bourgogne, est indiscutablement la région vinicole du monde qui me fait le plus rêver; et je suis loin d'être le seul. En effet, en particulier avec les rouges, il est possible d'atteindre des orgasmes viniques qu'aucun autre type de vin ne peut nous offrir. Par ailleurs, et c'est peut-être un effet de contraste, le bourgogne rouge peut également être le vin le plus nul de la Terre! De façon générale il est très difficile de trouver des bourgognes rouges bons et pas trop chers (alors qu'il est très facile de trouver l'exact opposé!). Cela fait maintenant pas mal de temps que je cherche, et lorsque je regarde ma cave, il est clair que je n'ai pas encore trouvé La Perle.
Toutefois le Hautes Côtes de Beaune 2010 de Didier Montchovet, acheté 12€ en direct, me donne un peu d'espoir. En effet, cela pinote joliment, c'est floral, un peu fruité, la bouche est légère, fraîche, pleine de vie et d'élégance. On se régale!! Là c'est clairement dans la catégorie "plaisir"...

samedi 9 février 2013

Pour accompagner un Risotto... BaRRRolo!!

Il y a quelques années j'ai commencé à m'intéresser aux vins italiens, à découvrir ses multiples facettes, ses nombreux cépages. Mais le Grand Vin italien, celui qui fait rêver, c'est le Barolo! Un vin puissant, rapidement identifiable, équilibré et très complexe. Bon, évidemment tout ceci se paie. Il est pourtant possible de trouver de belles bouteilles pour un prix "non débile". Pour cela je vous conseille d'aller à l'occasion à Enoteca Re, cave tenue par une femme totalement passionnée à Dolceaqua, non loin de San Remo et donc de la frontière française. Il y a quelques année elle m'avait conseillé ce Barolo Dardi del Rose de Poderi Colla 2004. Ce vin est issu de la parcelle Bussia, un grand cru local sur un très grand millésime. C'est encore un peu tôt pour ouvrir ce vin mais bon, l'occasion d'un risotto aux cèpes me donne une opportunité pour étancher ma curiosité. La robe est très belle, laissant passer la lumière mais finalement encore jeune. Le nez, bien qu'au départ un peu réduit est super ouvert, complexe: cerise, rose, réglisse, balsamique... Il y a pas mal de volatile (vous savez, ce qui pique le nez...) mais si l'on ne plonge pas trop son nez dans verre, ce n'est pas trop dérangeant. Le vin ne doit pas être bu trop frais, sinon les tannins sont trop présents. Mais une fois à température ambiante (19C) la bouche s'affine, équilibrée bien que plutôt chaleureuse et un peu brute. C'est gourmand, plutôt long et cela va très bien avec le risotto! Pour un petit moment, nous sommes dans le nord e l'Italie...



vendredi 1 février 2013

Chambolle: On n'est pas là pour rigoler!!

Chambolle Musigny 2002 du Domaine Roumier: Attention, domaine mythique! J'ai acheté ce vin il y maintenant quelques années, à une époque révolue où il était possible chez les cavistes de payer cela à un prix normal. Depuis, le prix au domaine a au moins doublé et à cause de la spéculation la marge du caviste a subi le même coefficient. En effet, ce domaine est considéré comme étant un de ceux offrant les vins les plus fins, dénués de tout artifice et exprimant la pureté ultime du fruit, ou au moins de ce que l'on appelle le terroir. La contre partie est qu'il faut attendre ces vins. Ce village a maintenant à peut prêt 9 ans de bouteille. J'en ai 3, je voulais donc enfin en goûter une. Le vin met un peu de temps à s'ouvrir mais s'affine au cours du temps avec une expression fruité assez fine au nez. La bouche également se détend mais une austérité prononcée perdura durant tout le repas. Toutefois, force est de reconnaître qu'à défaut de gourmandise il n'y a rien de vulgaire dans ce vin (bois, mollesse, sur maturité...). À table il accompagne bien une entrecôte. Mais on ne vibre pas particulièrement. Un vin un peu extrême dans son style.



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