dimanche 28 avril 2013

Dimanche pluvieux, dimanche heureux...

Nous avions réservé, alors malgré le temps pourri, nous avons pris la route pour aller en Camargue, entre les Salins de Giraud et Arles, au restaurant la Chassagnette. Quelle belle adresse!! Une maison associant avec élégance le rustique au classique, l'ancien au moderne où les herbes et les légumes viennent du potager. Nous avons pris le menu dégustation avec 7 plats; tout était très bon à vraiment superbe. Les légumes sont divinement cuisinés tout comme la bonite et le calamar avec des citrons confits et des olives associant l'acidité et l'amertume tout en finesse. Seul l'agneau fût un ton en-dessous. Pour les vins, le sommelier a rapidement compris nos attentes; nous lui avons donc fait confiance sur des vins servis au verre. Émile Hérédia a fait un malbec argentin que je ne peux que conseiller; avec le calamar, son équilibre frais, floral et presque citronné a fait merveille. Autre très très belle découverte: l'Espontaneo de Ludovic Engelvin. Un rosé plutôt blanc de grenache noir en vin de pays du Gard. Une fraîcheur diabolique, aromatique san excès, un accord parfait avec la bonite grillée! Sinon le Châteauneuf du Pape rouge 2006 de Pierre André, malgré de belles qualités, a un peu écrasé l'agneau alors que la Griffe (un côte de Rhône) du domaine Villeneuve l'a mieux respecté. Le limoux de Gilles Azam a fait un bon apéro.
Suite à ce magnifique repas nous sommes allés admirer les œuvres de Rodin et sa collection d'oeuvres antiques au musée d'Arles; magnifique!! C'est en plus l'occasion de revoir la collection permanente qui est superbe, pour ne pas dire totalement exceptionnelle.





samedi 27 avril 2013

Sushi, vin et politique

Une invitation chez Nadine et Rémy est généralement annonciatrice de bonne soirée reposant sur le cocktail bonne bouffe, bons vins et discussion animée. Ce repas sur le thème des sushi ne nous aura pas déçu! En ce qui concerne le vin, sujet de ce blog, nous avons commencé avec un Bourgogne rouge 2005 de Coche-Dury. Servi à l'aveugle je reconnais le cépage et la région sans difficulté. En revanche je pense plutôt à un gevrey village sans pouvoir me prononcer sur le millésime. J'ai trouvé le vin bon, très bien fait avec un joli fond et de l'élégance, mais le boisé omniprésent me dérange autant au nez qu'en bouche et réduit pas mal mon plaisir.
On passe ensuite à la grosse quille: Forest 88 de Dauvissat en magnum!! Bon là, franchement, j'ai trouvé ça très très bon! Pas ultime comme l'avait été un Clos 95 bu dans la même maison il y a quelques mois, mais la complexité liée à la finesse avec encore du tonus rendant le vin gourmand, le place dans la catégorie des vins d'exception.
Suite à cela une discussion politique endiablée conclut une soirée réussie!!!

mercredi 17 avril 2013

Le plus grand terroir de blanc... au monde?

Décidément, lorsque l'on a la chance d'avoir des Chablis de belles origines et ayant un peu d'âge en cave, on a parmi ce qui se fait de mieux en matière de blanc sec en France et sans doute dans le monde (et je suis sérieux!). On a là des vins qui à leur meilleur offrent une fraîcheur ultime, une grande complexité et une belle longueur. Mais il n'y a pas de mystère, il faut attendre. Ce soir nous avons bu une Montée de Tonnerre 2002 du domaine Raveneau. Si ce vin aurait sans doute gagné à être attendu (cf le 95 bu au jour de l'an) il n'en reste pas moins ici une bouteille qui disparaît à la vitesses du son. Rien de lourd, rien de léger, une superbe finale, un super compagnon de table. Ce n'est pas un vin jouissif, il est plutôt dans la catégorie de ceux qui nous accompagne, qui ne monopolise pas l'attention, mais qui en même temps nous marque...

samedi 13 avril 2013

7 bouchons pour 3 soiffards...

Bon, disons le tout net, même si sur ces 7 bouchons il y en a 1 qui avait donné son goût au vin (il s'agit de "la reine" de Julien Labet), nous étions un peu "fatigué" en fin de soirée! Mais bon, cela fera de très bons souvenirs. On commence avec le Métis 2010 de Labet: un vin de fruit, de délicatesse, avec de la personnalité, pour hédonistes. Suit "Préty" d'Alexandre Jouveaux, un peu simple aromatiquement sur la crème brûlée mais avec une bouche fraîche et assez fine. Le blanc de Cyril Fhal est resté un peu en retrait, un peu timide tout en offrant un parfait équilibre et beaucoup de fraîcheur. Le Nuits 1er Cru Vieilles Vignes 2008 de Prieuré Roch met tout le monde d'accord: le nez est envoûtant, ultra sensuel; il signe un grand vin! La bouche n'est pas tout à fait au niveau de ce nez grandiose, mais tout de même, qu'est-ce que c'est bon!! Le Clos Saint Dénis 2004 du domaine Arlaud ne démérite pas derrière, mais ce n'est pas facile. Servi seul ce vin aurait été bien mieux perçu et son statut de grand cru ne fait pas de doute. Comme on est des soiffards, à l'heure ou les gens raisonnables boivent le café ou mieux encore la verveine, nous on cherche ce qui pourrait passer après cela; et le Ploussard 2009 d'Overnoy est désigné. Rien à dire, le vin nous permets de finir sur une dernière note réjouissante.

mercredi 10 avril 2013

La Carioca m'apprend l'humilité


Je dois bien le reconnaître, après notre passage chez Julien Balagny au mois d'octobre, deux expériences avec son 2011 m'avaient laissé sceptique. Ca goutait pas top, avec des notes un peu fortes de sueur, de macération... Mais là on m'avait certifié que ça goutait super... donc je tente. Quelle claque!! C'est vraiment excellent, une alliance rare entre richesse et évidence. Le genre de bouteille qui se trouve déjà bien entamée avant même de passer à table.

samedi 6 avril 2013

La Corse délicate

De passage en Corse, c'est l'occasion de rendre visite à un vigneron: Sébastien Poly, au domaine U Stiliccionu, à 20min de Propriano en appellation Ajaccio. L'accueil est sympa, on déguste quelques vins en cuve. Tout est bon (2010 et surtout 2011 très prometteur) dans un style délicat, frais, fruité sans oublier les épices et toujours une belle tension en finale (minéralité?). Il travaille ses sols, il est en Biodynamie et utilise au minimum le soufre. Bref, il fait tout de façon à ce que l'on se fasse plaisir! Les vignes dominent une petite vallée dans laquelle coule tranquillement une rivière. En bas de coteau il y a des arbres fruitiers (beaucoup d'agrumes) et ailleurs c'est le maquis. Bref, un petit paradis!
Une fois rentré à la maison j'ouvre une "Antica" 2008 (la cuvée d'entrée de gamme). Le vin est en phase joyeuse, s'ouvre sur de subtiles notes de framboise, de poivre et de ronce. La bouche est fraîche, dynamique, très gourmande et assez longue sans lourdeur alcoolique malgrés les 13,5 affichés. Pour 10€, c'est de la bombe baby!!!
Ici le vin issu du cépage sciaccarellu est moins sauvage qu'à Patrimonio (niellucciu), plus délicat mais tout aussi long. Une autre facette tout aussi intéressante.

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