samedi 30 mars 2013

Les 2012 du Clos du Rouge Gorge

Petit passage chez Cyril Fhal qui m'a très bien reçu dans sa cave. C'est l'occasion de déguster les 2012; mention particulière aux blancs et à l'Ubac: fraîcheur, gourmandise, finesse et un côté vraiment aérien pour le rouge. L'Ubac 2011, qui sera bientôt mis en bouteille, clôt cette dégustation de façon magistrale.
Il est toujours intéressant de discuter avec Cyril. S'il a un idéal, le vin dans toute sa pureté naturelle c'est à dire sans soufre, il accepte que parfois ce but ne soit pas accessible même s'il se donne tous les moyens pour y arriver: entre autre, un travail acharné à la vigne.

jeudi 28 mars 2013

Hérédia version gamay

Émile Hérédia est un boss du pineau d'aunis. Il lui donne une dimension digne de crus bien plus réputés. Mais il fait également du gamay. Ce .G (2011?) offre une robe assez dense et un nez bien mûr sur les fruits rouges en peu compotés et les épices douces. La bouche est pleine, gourmande, et s'affine au cours du temps avec un supplément de fraîcheur. C'est un joli vin facile à boire avec une texture soyeuse. J'y trouve perso un petit manque de personnalité.

lundi 25 mars 2013

Gauby chez Sébastien


Cette année deux restaurants de la région marseillaise, pourtant fraichement promus, ont perdu leur étoile au guide Michelin. Il s'agit d'Une Table au Sud du dynamique Lionel Lévy et de la Table de Sébastien à Istres. Cela montre sans doute qu'il est bien difficile d'avoir un restaurant gastronomique dans une région attirant finalement peu de touristes et où la culture locale est plus orientée vers la cuisine méditerranéenne simple que vers les plats recherchés. Sans doute est-ce encore plus difficile à Istres qu'à Marseille? En tout cas La Table de Sébastien est passé par un site de vente groupée pour doper son activité. C'est en l'occurrence à cette occasion que nous sommes allés de l'autre côté de l'étang de Berre, pour déjeuner dans ce restaurant. Sur le site du guide Michelin, à défaut de l'étoile tant convoitée, il y a un icone indiquant une carte des vins particulièrement attractive. En effet la carte est épaisse! Le choix est assez classique et les prix pas très doux. Nous avons droit à un menu surprise, mais pressentant une inspiration méditerranéenne et optant pour un blanc (souvent plus polyvalent que le rouge) je choisis un Vin de Pays des Côtes Catalanes "Les Calcinaires" 2011 du domaine Gauby.
C'est le grand domaine du Roussillon; le plus connu et un des plus respectés. On a ici affaire à une entrée de gamme à base de muscat, de chardonnay et de maccabeu. Le nez est pleinement ouvert sur le fruits blancs, un peu de végétal; typé sud mais version fraîche. La bouche est plutôt légère, très rafraichissante et finalement accompagnera bien les plats sans jamais les dominer. C'est un bon vin qui au prix caviste (14euros) me semble être une assez bonne affaire. Pour en revenir au restaurant, et donc à la cuisine, tous les plats que nous avons mangés étaient bons à très bons. Mention particulière pour la daurade. Mais au finale aucune sensation forte.

 

vendredi 22 mars 2013

Un vin asiatique? Oui... si c'est Musar.

Ce soir, pour accompagner une selle d'agneau épicée (avec la poudre "grande caravane" de Roellinger) on ouvre un Musar 98. Ce vin rouge, issu de cabernet sauvignon, de carignan et de cinsault est un vin d'altitude puisqu'il vient de la vallée de la Bekaa (1000m) au Liban; zone où l'on cultive la vigne depuis presque toujours (6000 ans!). Je connais déjà Musar pour en avoir bu quelques bouteilles (84, 98, 99, 01). Cette bouteille est typique de ce que je connais: le nez est assez complexe, très épicé, avec de l'amande amer, sans fruit ni végétal. La bouche est plus délicate que puissante avec des tanins doux, un bel équilibre et une jolie finale très épicée avec une pointe de cerise. Le vin n'offre aucune sensation (désagréable) d'être trop travaillé. L'accord avec l'agneau est très réussi. Un vin de plénitude, de plaisir.

dimanche 17 mars 2013

Mondeuse, bis

Après la Mondeuse de Berlioz, voici celle de Jean-Yves Péron. Il s'agit de la cuvée Champ Levat 2010. Du point de vue du terroir je ne sais pas du tout ce qui la différencie de celle de Berlioz. En tout cas les deux vins s'abordent très différemment. Ici les arômes de framboise, légèrement poivrés avec des notes de mûres et de ronces sont vraiment très sensuels. La matière est plus rustique avec des tanins fins mais bien présent. Cela donne de la présence au vin et associé à l'acidité un côté sauvage que j'aime beaucoup. Je trouve ce vin tout à fait remarquable sachant qu'en plus il donne toute sa dimension à table, en l'occurrence avec un onglet.
À Paris, un caviste m'avait fait goûter la version 2006 de cette cuvée. Le nez était bien entendu plus évolué et en l'occurrence tout à fait grandiose. Le bouche offrait un équilibre sur l'acidité, au même titre qu'un Châteauneuf peut offrir un équilibre sur l'alcool. Dans le deux cas c'est extrême, mais authentique et tellement bon...

mardi 12 mars 2013

Ceci n'est pas un petit vin léger...

Mondeuse de Savoie 2011 de Gilles Berlioz: Ce cépage est parent de la syrah, la grand cépage du nord de la vallée du Rhône. D'ailleurs, à l'aveugle, cette bouteille pourrait nous tromper: les arômes sont floraux, poivrés, avec des notes sanguines et un peu d'agrume. En bouche c'est très élégant avec un matière fine, une forme de gourmandise retenue et une finale salivante. Le vin est bien aromatique, sans creux mais il y a dans l'équilibre quelque chose de singulier, une forme de légèreté. Et en effet ce vin n'offre que 10,4% d'alcool. Bluffant, c'est le qualificatif utilisé par ma femme...

mardi 5 mars 2013

Dernières truffes de l'année

Un des avantages d'habiter dans le sud, en plus d'avoir largement plus de 11h de soleil par mois (c'est ce qu'ont eu les auxerrois ce mois-ci!), c'est qu'il y a des truffes noires, des melanosporum... Nous approchons la fin de saison et il est aisé d'en trouver des bien mûres. C'est l'occasion d'un petit risotto. Pour l'accompagner je choisis un blanc, un jura tranchant mais bien aromatique: le chardo 2010 3ieme mise de la maison Houillon Overnoy. Le vin est épicé, sur des arômes de curry, de maquis corse (en particulier la plante, appelée immortelle). La bouche est d'un grande tension mais sans dureté. La finale est longue, sapide et sans la moindre pesanteur. J'adore! L'accord avec le risotto est réussi mais c'est encore mieux avec un gruyère.

lundi 4 mars 2013

Dolia chez Serge

"Chez Serge"est un restaurant situé à Carpentras qui a l'avantage de proposer un menu à 15€, même le dimanche. Il est par ailleurs possible de s'offrir un supplément comme l'omelette à la truffe mais également une des belles bouteilles de sa superbe cave. J'y ai déjà bu du Gramenon, du Métras mais là on choisit un blanc, la cuvée Dolia du domaine Hauvette. Un vin des Baux de Provence issu de roussanne, marsanne et clairette; bref un vrai vin du sud! C'est pourtant clairement l'élégance et le fraîcheur qui domine autant au nez qu'en bouche. Le vin est encore un peu simple et mérite sans doute de vieillir. Néanmoins, il n'est en rien fermé et accompagne très bien l'omelette et offre un véritable accord avec un croustillant de morue; une tuerie!

samedi 2 mars 2013

Le revers de la médaille

Les vins natures, une fois que l'on a accroché, il est difficile de revenir en arrière. Ce n'est pas quelque chose de facile à expliqué, mais il y a une forme de finesse gourmande, une fraîcheur, une dynamique que n'ont pas les vins traditionnels, c'est à dire les vins suffisamment protégés par le soufre pour que rien de grave ne puisse arriver. A force on est même tenté par les vins n'ayant aucun soufre ajouté. Ils offrent souvent une expression sur le fil, mais avec des qualités gustatives hors-norme. Je pense aux vins de Cousin, Houillon, Courtois... Il y a peu, dans ce style, j'avais adoré un pinot noir de Riffault (sancerres). J'en ai donc acheté (2 bouteilles). Le vin a été livré il y a deux semaines et l'envie de regoûter ce nectar me prend. À l'ouverture c'est une bombe: fraîcheur ultime, délicatesse du fruit, un côté terrien magnifique, bref une tuerie!! Cependant dés la deuxième gorgée, en fin de bouche, apparaît ce que l'on appelle le"goût de souris", à savoir une saveur dégueulasse qui se manifeste généralement une fois le vin avalé. Au début c'est subtile, mais cela finit violent! Le vin est imbuvable!! Du coup, frustré, j'ouvre ma seconde bouteille: si le scénario est plus lent, la conclusion reste la même: imbuvable! Le vin a-t-il souffert du transport? Est-ce une mauvaise passe? Quoi qu'il en soit, cela fait pas mal d'argent jetée à l'évier... et en plus la frustration de voir un super vin que l'on ne peut finalement pas boire! Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, ce n'est pas non plus la dernière, mais la vigilance est vraiment de mise dans le choix de ces vins non protégés.

NB: si quelqu'un peut m'expliquer d'où vient ce goût de souris.

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