Premier repas en famille; le premier de ce marathon qu'est cette
période de fête! Comme ce sont les fêtes, il est de tradition de commencer le
repas avec des bulles. Pas de champagne, comme très généralement, mais plutôt un
Vouvray: le 2007 du domaine Huet. La bulle est fine, la sensation en bouche est
délicate et gourmande tout en étant bien fraiche, encore un peu jeune sur les
fruits blancs. Pour le foie gras j'avais choisi un de mes classiques: le Quintaine
2004 des Thévenet. La robe est dorée, le nez complexe sur des notes fumées de
fruits exotiques caramélisés, d'amandes grillées... La bouche apparaît sobre
comparé au nez: plus dans la longueur, bien sèche, salivante! Accord excellent
avec le foie gras mi-cuit! Avec les crevettes cuitent au court-bouillon et
simplement accompagnées d'une mayonnaise je sers un Chablis 2005 de Vincent
Dauvissat. Le nez est très chablisien sur des notes marines et minérales. La
bouche est assez large, ronde mais finie finement. Seules, avec un peu
d'aération, des notes torréfiées viendront légèrement me déranger. Finalement,
le seul rouge du repas sera servi avec des filets de cerfs, crème au topinambours
et une réduction de vin rouge au cacao légèrement miellé (la sauce n'apparaît
pas sucrée, mais le miel équilibre l'amertume du cacao). Je sers un Chambertin
2002 de Rossignol-Trapet. Le nez nous conduit directement en Bourgogne. Dans un
premier temps très floral (lilas, violette) vient ensuite la cerise et une
pointe végétale rafraichissante. La bouche est belle, assez gourmande, longue,
construite autour d'une structure
tannique ferme mais pas dure sans le moindre boisé. Le vin est très bon et un
digne représentant de son pédigrée (pourtant très haut). Néanmoins, lorsque
l'on connaît le prix de la bouteille, peut-être est-on en droit d'attendre
encore plus... plus de complexité, plus de magie...
lundi 24 décembre 2012
samedi 15 décembre 2012
... puis Fhal nous a sauvé
Cela arrive parfois, il y a de mauvaise série, une suite de bouteilles toutes plus décevantes les unes que les autres. Cette série commença avec un Rémont 2010 de Julie Balagny qui se révéla beaucoup moins droit dans ses bottes que la bouteille précédente mais plutôt du style talon cassé et maquillage d'après une bonne cuite. Ensuite une Tranche Bien Grace 2011 de Philippe Jambon sentant plus le pâté que les fruits. Finalement Le Mont 2007 d'Alexandre Jouveaux plus proche d'un vin jaune médiocre sans la moindre finesse. Puis finalement cette série pris fin avec un magnifique vin du Roussillon, le Jeunes Vignes 2011 de Cyril Fahl: finesse, précision, gourmandise, super à table avec un choux farci aux marrons puis le lendemain avec une simple bavette dorée au beurre.
mardi 11 décembre 2012
Poivre et Sel manquant d'ampleur
Poivre et Sel 2011 d'Olivier Lemasson: Pineau d'Aunis et un
peu de Gamay; c'est ce qu'indique l'étiquette. En effet il y a des arômes dans
ce vin me rappelant ceux du Verre des Poètes d'Hérédia (difficile à décrire).
Néanmoins ce vin n'a pas le charme de celui qu'offre généralement la version
d'Hérédia. Ici le vin est bon, plutôt gourmand mais vraiment simple et sans
grande personnalité. Un bon vin... Le lendemain le vin est imbuvable faute à un goût de souris prégnant.
dimanche 9 décembre 2012
2010 dans le sud
Deux vins ce
week-end. Un premier bu avec une belle daurade royale de presque un kilo
(pour deux!) simplement accompagnée de riz. C'est un Patrimonio Blanc 2010 Haut
de Carco d'Antoine Aréna. Pour être tout à fait honnête, je trouvais jusqu'à
présent ce vin un peu trop léger, manquant de matière. Là, avec un peu de
bouteille, les arômes sont plus complexes et la bouche a gagnée en gras. C'est
tout de même un vin plus dans la longueur que dans la largeur; en l'occurrence
ce n 'est pas pour me déplaire!
Pour un autre repas, avec une entrecôte et une purée de châtaignes
et panais (c'est vraiment super bon!), j'ouvre une Véjade 2010 du domaine
L'Anglore. S'il y a quelques mois ce vin était encore un peu austère en finale,
il est maintenant superbe avec un très bel équilibre et des petits tannins qui
roulent sur la langue. Le mourvèdre, qui est le cépage dominant dans cette cuvée,
s'est assoupli tout en offrant des notes très fraiches, empyreumatiques et
gourmandes.
dimanche 2 décembre 2012
Vauthier est venu, a vu et a vaincu 2009
Dans le but d'accompagner à table un coquelet au pot (bien plus
petit qu'une poule, plus rapide à cuir, vraiment très bon et suffisant pour
deux...) avec des navets, des panés, du persille tubéreux et des topinambours,
le tout parfumé par des verts de poireaux, branche de thym, feuille de laurier,
grains de poivre et oignon planté de clous de girofle: Bourgogne Epineuil 2009
de la maison de négoce Vini Viti Vinci. De cette maison (tenue par Nicolas
Vauthier) j'avais déjà eu 2 très bonnes expériences avec un Bourgogne rouge
2011 et avec un Saint Bris 2011: arômes délicats avec beaucoup de fraicheur
et des bouches expressives. Ici, avec ce 2009, on change un peu de registre.
2009 est un millésime très mur, et ça se sent. Les arômes ne sont pas cuits
(c'est un risque avec le pinot noir), mais sont tout de même plutôt orientés vers
les fruits noirs, la réglisse, les épices. Pourtant, une sensation acidulée en
bouche, et cela malgré des tannins bien présents, rend le vin très frais et
avenant avec une jolie finale fruitée. Une belle réussite!
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